Cinquante ans après le coup d’État au Chili, Périgueux n’oublie pas/ Soutenus par la Ligue des droits de l’Homme, plusieurs Périgordins du Chili organisent vendredi 22 septembre une soirée hommage pour parler du Chili à l’espace Aragon « et rester en alerte »
« Il nous fallait commémorer les 50 ans du coup d’État militaire au Chili. Il est difficile encore aujourd’hui de casser le pacte du silence des militaires », témoigne Rodrigo Litorriaga, réalisateur d’origine chilienne, installé depuis un an et demi en Périgord. On lui doit le Toumaï festival, festival de cinéma jeune public à Périgueux.
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LE CHILI, CINQUANTE ANS APRÈS LE COUP D´ÉTAT |
Droits de l’Homme
Avec l’appui de l’antenne de la Ligue des droits de l’Homme et de plusieurs amies chiliennes, il organise une soirée pour « rester en alerte », à l’heure où sept ex-soldats ont été définitivement condamnés pour l’assassinat du chanteur Victor Jara.
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ILLUSTRATION KATIA ODARTCHENKO |
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À partir de 18 h 30, vendredi 22 septembre, on pourra voir à l’espace Aragon (1) deux courts métrages, « Septembre chilien », sur la junte chilienne après le coup d’État de 1973, et un extrait de « On vous parle du Chili », de Miguel Littin et Chris Marker, où l’écrivain et philosophe Régis Debray, qui fut engagé au côté de Che Guevara, interviewe Salvador Allende. Le public sera également invité à découvrir quelques photos prêtées par l’Institut Cervantès de Bordeaux.
« L’impact du coup d’État sur les familles est toujours là. Elles vivent la distance, la séparation. Le Chili reste dans nos cœurs », témoigne Paula Becker, agricultrice d’origine chilienne, depuis vingt ans en Dordogne.
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DESSIN PATRICIO PALOMO |