11 septembre 2024

ANNIVERSAIRE DU COUP D'ÉTAT AU CHILI

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PHOTO 1971. Michael Mauney
—Time Life Pictures / Getty Images

1973 - 11 septembre - 2024
51ème anniversaire du coup d'État 
contre le président Salvador Allende
Les commémorations sont fastidieuses quand elles déroulent leur mécanique solennelle de discours et d’éloges, en revanche, quand elles restituent un héritage et éclairent notre présent, elles sont, non seulement utiles, mais nécessaires. C’est dans cette optique que nous commémorons aujourd’hui le cinquantième anniversaire du coup d'État au Chili qui a renversé le président socialiste Salvador Allende. 
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Allende est devant nous, à l’horizon de nos préoccupations les plus actuelles. Malgré les mutations du monde, nous sommes et restons allendistes, c’est-à-dire fidèles à une promesse politique que les années n’ont fait que raffermir.

Beaucoup de places, de rues, d’écoles dans le monde entier portent aujourd’hui son nom et nous nous en réjouissons. Mais il est à craindre que, pour les générations futures, son action politique ne soit réduite aux lieux communs qui résument une époque : «socialisme», «révolution», «intervention américaine», «coup d’état». La célébration des cinquante-trois ans de l'Unité Populaire devrait nous permettre de retrouver, à travers cette foule de clichés, la singularité du message de Salvador Allende.

Chili, 1970. Un petit pays du bout du monde va susciter l’intérêt, la curiosité et l’admiration du monde entier. À la tête d’une coalition de forces de gauche, l’Unité populaire, Allende vient d’accéder au pouvoir pour réaliser un programme politique jamais vu : l’instauration progressive d’un modèle socialiste dans le cadre démocratique. Le projet est révolutionnaire, dans le sens le plus noble du mot, c’est-à-dire parfaitement nouveau. C’est «la voie chilienne au socialisme». Pas d’armes, pas de dictature, pas de soumission ; les urnes, la conscience politique du peuple, les lois. Les leçons du stalinisme semblent avoir été tirées, la guérilla comme alternative politique écartée, Allende n’avance pas en théoricien, ni en aventurier, il connaît son pays, il a été de toutes les luttes, il a derrière lui des vieux partis avec une profonde assise populaire. Son objectif est clair et peut se résumer en un mot : plus de justice sociale. La commotion sera terrible, l’opposition féroce, un grand pays comme les États-Unis sentira très vite grandir la menace et mettra tout en œuvre pour l’abolir. Nous connaissons la suite. Allende mourra dans le Palais de la Moneda, pour faire comprendre aux générations futures, qu’entre la démocratie qu’il incarne et l’état d’exception qui va se mettre en place il ne saurait y avoir de continuité, mais crime, imposture et ignominie.

Le XXème siècle compte peu d’hommes politiques qui incarnent un projet d’avenir, Allende est l’un d’eux.

MC

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4 septembre 2024

ANNIVERSAIRE DE L'ÉLECTION DE SALVADOR ALLENDE


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SALVADOR ALLENDE BAIN DE FOULE

  1970 - 4 SEPTEMBRE - 2024
54ème ANNIVERSAIRE DE 
L'ÉLECTION DE SALVADOR ALLENDE
Le 4 septembre 1970, il est élu à la présidence de la République du Chili avec 36,3% des suffrages, face à deux candidats de droite : Jorge Alessandri, candidat du Parti national, qui a obtenu 35% des suffrages, et le démocrate-chrétien Radomiro Tomic (27,8% des suffrages), lâché par le patronat et les États-Unis.
SALVADOR ALLENDE
En l'absence de majorité absolue et faute d'un deuxième tour qui départagerait les deux candidats arrivés en tête, la Constitution confie au Sénat le soin d'arbitrer l'élection. C'est ainsi que les sénateurs démocrates-chrétiens joignent leur voix à la gauche pour valider l'élection de Salvador Allende. Ils espèrent la poursuite des réformes d'Eduardo Frei dans le respect des règles démocratiques.

Pour la première fois, un marxiste accède par les urnes à la tête d'un pays d'Amérique latine. C'est un électrochoc dans l'opinion internationale et en particulier dans la gauche française, où l'on se prend à rêver à l'impensable : l'établissement d'une société socialiste par la voie constitutionnelle...

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